L’enfant hurle à la mort sans raison.

 

MAIS QUOI ?! QUEL EST TON PROBLEME ? TU AS TOUT CE QU’IL FAUT ALORS TU ARRETES DE PLEURER ET TU FINIS TON POULET ! En général, s’en suit un pétage de plombs généralisé, le poulet vole, (qui a dit « enfin c’est difficile une fois cuit » ? on se passera de vos commentaires, merci), les haricots verts finissent sous la table, et tout le monde sort de table en crevant de faim.

En fait, votre môme, il a pas de problème. Il dispose juste d’un cerveau immature. Le cerveau de tous les êtres humains de la terre entière est fait de la même façon. Explication rapidos, il est composé de trois parties : cerveau archaïque dont on se sert pour des besoins de base (respirer, dormir, faire battre notre coeur), cerveau émotionnel ou système limbique (je vous explique pas, vous aurez compris), et le cerveau supérieur, ( ou néo-cortex pour ceux qui aiment se la péter autour d’un dîner). Une des fonctions de ce dernier cerveau est de gérer les signaux envoyés par les deux autres.

Exemple : le poulet est froid. C’est dégueu. Ben votre cerveau supérieur il sait dire à votre cerveau émotionnel « t’inquiète, c’est froid et dégueu, mais un tour par le micro-ondes et ce sera chaud et bon ».  Vous prenez du recul.

Or chez les enfants, jusqu’à 6 ans environ, il n’est pas connecté, le cerveau supérieur. Total, quand l’enfant vit un truc genre « le poulet est froid », c’est pas juste dégueu. C’est DEGUEULAAAASSE, JE VAIS VOMIR, MA VIE EST FOUTUE, JE SUIS MAAAAAAAAAAAAAAAL. AU SECOOOOOOOOOOOOOOURS. Ca s’appelle une tempête émotionnelle. Le petit est absolument incapable de se calmer et de gérer son émotion. Et c’est comme ça avec toutes les expériences qu’il rencontre. (Vous imaginez la crise « j’ai perdu mon Doudou ? »)

ON FAIT QUOI ?

On met notre cerveau supérieur au service de notre enfant en l’apaisant et en lui expliquant ce qui lui arrive.  » Mon chéri, je sais que tu n’aimes pas manger ton poulet froid, je vais le faire réchauffer et tu pourras le manger tranquillement. » Ou encore « tu as l’air d’être dégouté par le poulet froid, je vais le faire réchauffer et tu me diras ce que tu en penses ». Bref, l’idée c’est de :

  • Comprendre qu’il y a toujours, TOUJOURS OK ? une raison aux pleurs de nos enfants
  • Respirer un grand coup (j’ai pas dit mettre un grand coup) et se dire que l’enfant ne hurle pas pour nous embêter ou pour avoir des pâtes au lieu du poulet. Il y a réellement quelque chose qui ne va pas.
  • Faire en sorte de trouver la raison. Et ben oui, calmez vous, je n’ai jamais dit que c’était facile.
  • Mettre un mot sur les sentiments de son enfant quand il est face à ses émotions. Il enregistrera ainsi ce sentiment et sera capable de vous le dire ensuite, au lieu de piquer une crise.
  • Faire un câlin, un bisou, rassurer physiquement si l’enfant se laisse faire. Sinon, rester dans la même pièce que lui et le rassurer par votre présence.

POUR ALLER PLUS LOIN

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