L’enfant fait 3200 fois la même chose, et avec plaisir en plus. Mais qu’est ce qu’il fabrique ?!

Mettons nous en situation si vous le voulez bien. Si vous ne voulez pas, c’est pareil.

Vous vous promenez en famille, vous avez prévu d’aller au manège, au parc, faire les courses, acheter du pain, bref, vous faites ce que vous voulez après tout, quand soudain, trois petites marches surgissent au coin d’une maison. L’air de rien, tranquillement, elles vont déjouer tous vos plans.

Votre enfant vous demande s’il peut monter les marches. Enfin, s’il peut monter les marches 147 fois. Et c’est parti. Il monte, il descend, il monte, il descend, il monte, il descend. « Bon, on y va Mimi ». Il monte, il descend, il monte, il descend. « Allez on va au manège ». Il monte, il descend, il monte, il descend. Il monte, il descend. »Mais qu’est ce qu’il fout sérieux? ».

Et ben ce qu’il fout – faudra surveiller votre vocabulaire à l’occaz – c’est qu’il répond à la plasticité cérébrale de son cerveau. On ne panique pas, j’explique.

Nous avons vu que le cerveau de l’enfant est immature (révisez par ici), il est aussi plastique. Cela signifie qu’il est extrêmement maléable et qu’il absorbe tout ce qui se passe dans son environnement. On parle d’ailleurs aussi d’esprit absorbant. Il vous a déjà vu monter les escaliers, il a déjà vu son grand frère, les voisins, et tous les « grands » monter et descendre les escaliers. Il veut essayer et apprendre. Mais pour absorber une connaissance ou une compétence, l’enfant doit répéter, répéter, répéter l’expérience vécue pour l’enregistrer et l’acquérir. Il doit renforcer les connexions qui existent entre ses neurones pour chaque compétence.

Alors je vous propose de :

  1. LAISSER L’ ENFANT ESSAYER. C’est Indiana Jones votre gamin, laissez le partir à la découverte du monde !
  2. LAISSER L’ENFANT CONSOLIDER. De la même façon que si vous l’inscrivez au violon, vous voudrez qu’il s’entraine pour devenir un virtuose, encouragez le quand il veut devenir un virtuose de la vie !
  3. OBSERVER L’ENFANT. Il est concentré et heureux, comme c’est beau !
  4. COMPRENDRE AINSI SES BESOINS et donc de lui proposer des activités adaptées. Vous pourrez aussi résoudre des crises, si vous savez ce qui est important pour votre enfant à un moment précis de son développement.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

La plasticité cérébrale

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