L’enfant est adooorââââââble avec tout le monde, sauf avec vous.

Avec les autres, le môme est une crème. Quand vous le récupérez après une journée de classe / de crèche, vous vous demandez si les gens ne vous baratinent pas. Il hurle, il pleure, il ne veut pas, il se barre à l’autre bout du couloir, il vous tape, vous dit des choses agréables genre « t’es moche ». Et dans votre petite tête, vous vous dites « mais POURQUOOAAAAAA?! IL NE M’AIME PLUUUUUUUUS !

On range les talents d’acteur studio merci et on redescend d’un étage, il y a une explication. Ca n’a rien à voir avec un sortilège ou une licorne malfaisante. Encore une fois, il s’agit du fonctionnement normal de nos petits chérubins, sauf qu’on a oublié de vous l’expliquer. Me voilà !

A sa naissance, l’enfant naît sans défense. Il ne fait rien tout seul. A part beugler, je vous l’accorde. Il pleure pour appeler quand il a besoin de quelqu’un pour répondre à absolument tous ses besoins. Manger, dormir, être propre. Mais aussi être rassuré, se sentir aimé, soutenu, compris, entendu. Il développe ainsi un lien fort avec une personne.

Ce lien est appelé lien d’attachement, et se construit avec une figure d’attachement. En fait, la personne qui s’occupe de l’enfant en le nourissant, le couchant, le changeant, le berçant, le câlinant, en jouant avec lui, en lui parlant, en lui chantant des chansons, en riant, bref en créant une relation d’amour, fait beaucoup plus que ces simples gestes. Elle répond ainsi au besoin de l’enfant de se sentir sécure, en confiance. Ce n’est qu’après avoir construit cette relation de confiance profonde, dans laquelle l’enfant se sent sécurisé, qu’il va pouvoir se détacher petit à petit de cette personne qui lui aura transmis les aptitudes pour comprendre et découvrir le monde qui l’entoure.

D’où l’importance de notre comportement et de la manière dont on répond aux besoins de nos enfants. Je ferai un article sur ce thème là ensuite. En attendant, vous pouvez vous reporter au livre de Catherine Gueguen, Pour une enfance heureuse.

Donc quand l’enfant se retrouve sans cette personne, il est sur ses gardes. Il n’est plus aussi à l’aise, il se contrôle parce que sa confiance est moins grande, voire inexistante. Finalement, c’est un peu comme vous. Quand vous arrivez au premier jour d’un nouvel emploi, vous ne faites pas de blague à Jean-Mi ou vous ne dansez pas dans votre bureau. Pourtant, dans votre ancien job, votre surnom c’ était « lulu – la – blague ». Et quand vous rentrez de votre première journée, vous avez envie de « lâcher » comme on dit souvent. Et ben pour l’enfant, c’est pareil. Vous êtes le cadre rassurant qui lui permet de relâcher la pression. L’enfant pourra alors manifester son soulagement de vous retrouver de plusieurs façons : excitation totale, pleurs en vous voyant, stress et colère… Tout dépend de la nature de votre relation avec lui. De la même façon, j’en reparlerai dans le prochain article.

Maintenant, ce n’est pas la peine d’aller vous battre avec votre mec ou votre nana pour savoir avec qui mimi des bois est le plus relou quand vous aller le chercher à la crèche. Il peut y avoir plusieurs figures d’attachement, en sachant toutefois, qu’il y en a une plus forte que toutes les autres. Ce qui est important, c’est de bien comprendre, encore une fois, qu’il s’agit de l’expression d’une émotion, d’une peur, d’une appréhension, que l’enfant ne sait pas encore gérer autrement. Et ça viendra grâce à vous !

 

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