Le bonheur d’être soi, de Moussa Nabati.

Il faut que je vous mette au courant d’un truc hyyyyyyper important : quand on devient parent, il n’y a pas de baguette magique fournie avec le premier enfant pour effacer nos défauts, nos troubles, nos questions et problèmes existentiels. On devient un papa ou une maman comme on est. Et parfois, comme on est, c’est compliqué et bancale, et c’est assez loin du bonheur. Difficile dans ces conditions d’être un parent serein.

Et si je vous disais que Moussa Nabati peut vous proposer, si ce n’est une baguette magique, une piste de réflexion pour y voir plus clair et résoudre quelques petits trucs (des énormes casseroles) qui guident votre vie, notamment vie de parent, sans que vous sachiez trop pourquoi ?

Là je sais que j’ai perdu la moitié de mes lecteurs. Revenez ici tout de suite, ça peut changer votre vie, ok ? Donc vous vous accrochez à vos rames et vous venez avec moi chercher qui vous êtes. Je vais pas faire tout le boulot non plus.

IL EST OU, LE BONHEUR, IL EST OU ?

Il est là, le bonheur, il est là. Bah ça nous avance pas du tout, ça. Merci Christophe Maé. (si vous ne comprenez pas la blague, c’est parce que vous écoutez FIP. Rattrapez votre retard en allant voir ici). Moussa Nabati est plus précis. Il dit que le bonheur se trouve là où on est soi même. Pas à l’extérieur de soi, dans la société de consommation, avec de l’argent à gogo, un corps soi-disant parfait, des fringues de marque, des vacances à Miami dont on poste les photos sur Facebook. Non ! A l’intérieur de soi, en vrai. Ah bah ça nous fait une belle jambe. Mais c’est où, ça, bordel ?! Calmez vous, on y arrive.

LA DÉPRESSION INFANTILE PRÉCOCE

Eeehhh oui, on est obligé d’en passer par là : l’enfance. On a tous plus ou moins la conviction que l’enfance qu’on a vécue a des répercussions sur l’adulte que nous devenons. Moussa dit que beaucoup beaucoup de choses découlent de la relation que nous avions notamment avec nos parents, dans le cadre de notre famille proche et dans un sens plus large.

Voici ce qu’il explique : quand un enfant vit des traumatismes, des situations compliquées, des chocs, ou que ses parents l’investissent d’une façon non sécurisée, alors l’enfant subit une « dépression infantile précoce »-DIP. Et si rien n’est fait pour la guérir, alors cet enfant reste là, en nous, intérieur, et guide l’adulte que nous devenons pour compenser, combler, soigner ses peines. Et nous devenons donc à notre tour parent, et aimons nos enfants en fonction de notre enfant intérieur, et non en fonction de l’adulte serein que nous devrions être.

DU CONCRET

J’entends vos commentaires hein : oh la la, la psychologie à deux balles. Ouais ça va, Freud il avait dit des trucs aussi… Bla bla bla. On peut approfondir deux secondes ? Pensez à votre entourage. Il y a ceux qui n’aiment pas leur métier mais qui ont voulu faire plaisir à leurs parents ou perpétrer une tradition familiale. Ceux qui se collent dans des histoires d’amour pourries, toute le temps les mêmes, sans jamais réussir à se sortir de ce schéma. Ceux qui font trois heures de sport par jour, bossent 12h sans manger, grimpent l’Everest et le Mont Blanc en même temps pour se « sentir vivant ». Ceux qui couvent leurs enfants presque au sens propre tant ils ne peuvent pas se séparer d’eux. Ceux qui sont des chefs tyrans ou au contraire qui se laissent bouffer par tout le monde sans rien dire. Je ne vais pas toutes les faire, vous avez compris le truc. L’auteur illustre ses réflexions par des cas concrets de personnes que l’on croise partout, tout le temps, voire dans son miroir, sans trop savoir pourquoi elles sont si loin du bonheur. Ça aide à comprendre.

LES CINQ VŒUX DE LA VIE

Rapidos, nos vies tournent autour de cinq piliers : l’amour, la famille, l’argent, la santé, et la réussite sociale. Et pour que tout ça soit équilibré, nous devons répondre à ces « appels » de la vie par rapport à qui nous sommes réellement, et non pour pallier à des manques de notre enfant intérieur.

Du coup, si nous cherchons à comprendre nos blocages et peurs en aidant notre enfant intérieur, nous pouvons devenir des parents libres d’aimer nos enfants, tranquillement, sereinement, d’un amour vrai et pas déformé par des attentes, des pressions, des schémas qui nous viennent d’un héritage familial, souvent inconscient.

Je conseille donc à tout le monde de lire ce bouquin, pour se comprendre et apprendre à comprendre les autres. Pour les parents spécifiquement, je vous invite à le lire si vous pensez que :

  • vos enfants vont pouvoir réussir à votre place professionnellement
  • vos enfants vont vous sauver de l’ennui, de la routine,
  • vos enfants vont sauver votre couple ou une situation affective difficile
  • vos enfants courent un danger quand ils sautent une marche ou qu’ils mangent
  • vos enfants ne doivent pas savoir que vous les aimez sinon…

Bref, lisez ce bouquin.

Et finalement, Christophe Maé, il a pas tort : il est là, le bonheur, il est là.

POUR ALLER PLUS LOIN

 

 

 

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